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Choisir la voie professionnelle

Choisir la voie professionnelle

Voie pro : quels diplômes ?

Les deux diplômes de la voie professionnelle, accessibles après la classe de 3e, sont :

  • le CAP (certificat d’aptitude professionnelle), qui forme en 2 ans à des spécialités dans la plupart des secteurs d’activité et notamment dans ceux de l’industrie, du commerce, des services et de l’agriculture ;
  • le baccalauréat professionnel, qui se prépare en 3 ans, de la 2de à la terminale professionnelle, principalement dans les domaines de la production (agroalimentaire, bâtiment, mécanique, électricité-électronique,etc.) et des services (métiers du commerce et de la vente, tourisme, services à la personne, logistique, etc.).

Où se former ?

Les diplômes professionnels peuvent tous se préparer en lycée professionnel, en établissement d’enseignement agricole ou en CFA (centre de formation d’apprentis).

Dénominateur commun : acquérir des connaissances, des compétences et des savoir-faire dans un domaine professionnel spécifique puis, le diplôme validé, passer de la formation à l’emploi.

La pratique en atelier ou en entreprise

Les journées de classe sont organisées différemment du collège. Une partie de la formation se déroule au sein de plateaux spécialisés (atelier, laboratoire, chantier, exploitation agricole, etc.) pour y apprendre les gestes et techniques professionnels à l’aide d’outils et d’équipements spécifiques. Une autre partie se passe en entreprise afin de découvrir le fonctionnement d’une entreprise et de confronter les savoirs acquis en classe à des situations professionnelles réelles.

Des enseignements généraux comme au collège

Qu’on soit élève ou apprenti, le programme comporte des enseignements généraux (français, maths, histoire-géo, langue étrangère…). Toutefois, ils sont abordés d’une manière différente : plus concrète et davantage en relation avec l’entreprise et ses métiers. Certains en co-intervention : le professeur de la spécialité professionnelle intervient avec le professeur de mathématiques, par exemple.

Un travail d’équipe

La voie professionnelle privilégie le travail en équipe, notamment en atelier, pour favoriser l’autonomie et rendre les relations avec les enseignants plus simples et plus directes. Des projets collectifs (sportifs, artistiques, professionnels, etc.) liés aux centres d’intérêt des jeunes permettent également de favoriser ce travail en petit groupe.

Obtenir son diplôme en voie professionnelle

Quelle que soit la filière, il est indispensable d’aller au terme de la formation pour obtenir le diplôme qui constitue un vrai passeport pour l’emploi. Les évaluations s’effectuent par des CCF (contrôles en cours de formation) et des examens en fin de cursus. Elles prennent également en compte la formation en entreprise. Pour réussir, la moyenne à l’ensemble des épreuves d’enseignements généraux, technologique et professionnels est exigée.

Et une fois diplômé ? Deux chemins sont possibles : la poursuite d’études ou l’insertion professionnelle.

L’entretien personnalisé d’orientation Dès l’entrée en 2de professionnelle ou en 1re année de CAP, les élèves bénéficient, si possible avec leur famille, d’un entretien personnalisé d’orientation. Son but : les aider à atteindre leurs objectifs et répondre, au plus vite, aux questions qu’ils se posent.

Pourquoi pas l’apprentissage ?

Du CAP au diplôme d’ingénieur, tous les diplômes peuvent se préparer en apprentissage. Le principe : suivre une formation alternée entre un CFA et une entreprise. Le rythme est variable en fonction des formations : 2 jours en CFA, 3 jours en entreprise ; 1 semaine en CFA, 1 semaine en entreprise ; 2 semaines en CFA, 3 semaines en entreprises.

Certains secteurs d’activité sont plus ouverts aux apprentis préparant un CAP. D’autres recherchent plutôt, par exemple, des bacheliers pro préparant un BTS. Aussi, renseignez-vous auprès des chambres de commerce et d’industrie, des chambres d’agriculture, des chambres de métiers et de l’artisanat ainsi que sur le site du ministère de l’Éducation nationale et le portail de l’alternance du ministère du Travail, pour découvrir la formule qui correspond le mieux à vos attentes et à celle du monde professionnel.

CAP, BAC PRO, BAC TECHNO ?

CAP, BAC PRO, BAC TECHNO ?

Secteur dynamique et pourvoyeur d’emplois, l’hôtellerie-restauration est accessible après tous types d’études. Même au lycée, différentes formations, du CAP au baccalauréat technologique, permettent d’accéder à ces métiers.

Il n’est pas nécessaire d’attendre les études supérieures pour suivre une formation menant à l’hôtellerie ou à la restauration. Du CAP au bac technologique, de nombreux parcours sont disponibles, avec ou sans poursuite d’études, et offrant tous un taux d’insertion maximum.

« En hôtellerie-restauration, les personnes qui veulent du travail en ont à 100% », atteste Cyrille Jeannes, président de l’Aflyht (association française des lycées d’hôtellerie et de tourisme). Pour cela, différents diplômes s’offrent à vous, avec chacun leur durée et leurs spécialités.

Le CAP pour une insertion rapide

Accessible directement après la 3e, le CAP se prépare le plus souvent en deux ans. Dans certains cas, des parcours en un ou trois ans sont également possibles. Dans l’hôtellerie-restauration, trois spécialités sont accessibles :

  • CAP Agent polyvalent de restauration
  • CAP Cuisine
  • CAP Commercialisation et services en hôtel-café-restaurant

Lire aussi : CAP ou bac pro : comment choisir ?

« Le but des CAP est d’aller directement au travail », explique Cyrille Jeannes, qui remarque que ces formations « accueillent souvent des élèves qui étaient en difficulté en 3e ». Sa formation est donc largement axée autour de la pratique : 12 heures d’enseignement professionnel par semaine, et 14 semaines de stages sur les deux ans de formation.

Il est également possible de suivre le CAP en apprentissage, le planning entre formation et entreprise se fait alors au cas par cas.

Le bac pro pour la pratique

Deux baccalauréats professionnels permettent d’accéder aux métiers de l’hôtellerie restauration : le bac pro cuisine et le bac pro commercialisation et services en restauration.

D’une durée de trois ans, cette formation est elle aussi centrée sur l’expérience professionnelle : 12 heures par semaine sont consacrées aux travaux pratiques, et les élèves suivent 22 semaines de stages le long du lycée.

Lire aussi : Hôtellerie-restauration : des emplois et débouchés en abondance

Comme en CAP, les élèves en lycée professionnel feront régulièrement des exercices grandeur nature dans des restaurants d’application, installés au sein même des établissements. En première et en 1re année de CAP, la « clientèle » de ces restaurants est constituée d’autres élèves. En terminale et en 2e année de CAP, ce sont de vrais clients qui sont servis par les élèves.

Cet exercice fait d’ailleurs l’objet d’une épreuve à l’examen, qu’il s’agisse de la cuisine ou du service. Le jury du restaurant est dans ce cas composé d’un enseignant et d’un professionnel du secteur.

Le bac STRH pour la poursuite d’études

« En bac pro, il y a peu d’enseignement général et on ne suit qu’une spécialité : cuisine ou service », résume Cyrille Jeannes. En conséquence : « Ce sera plus difficile de suivre des études en BTS. »

Lire aussi : Que faire après un bac hôtellerie STHR ? Les débouchés, les métiers

Si vous souhaitez poursuivre vos études, le bac technologique sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration (STHR) est plus adapté. « Il y a un peu moins de pratique, mais les élèves suivent trois spécialités », tempère Cyrille Jeannes. Au programme : cuisine, service et hébergement. Mais aussi beaucoup plus d’enseignement général.

L’enseignement professionnel n’est pas oublié pour autant : par semaine, les élèves suivent 4 heures de travaux pratiques en cuisine, et 4 heures en service et hébergement. Et huit semaines sur trois ans sont destinées aux stages.

Pour Cyrille Jeannes, cet enseignement, plus complet et plus général, aide à mieux s’épanouir dans la poursuite d’études, à commencer par le BTS Tourisme, qui vous permet ensuite de viser des postes avec plus de responsabilités.

Les mentions complémentaires pour la spécialisation

Enfin, après un CAP, un bac pro ou un bac STHR, vous avez encore la possibilité d’affiner votre parcours. En un an, vous pouvez en effet vous spécialiser grâce à une mention complémentaire, dans les domaines suivants :

  • Accueil réception
  • Cuisinier en desserts de restaurants
  • Employé barman
  • Sommellerie